Pays : Tchad
Lieu : Département de Fitri et sous-préfecture d’Abou Hadjilidj, région de Batha
Date de démarrage souhaitée : 23/02/2015
Durée de la mission :selon le planning du consultant (20 à 25 jours à titre indicatif)
Temps réservé pour l’écriture du rapport : 10 jours (première version) + 5 jours après le retour de SI pour la version finale
Lieu : Département de Fitri et sous-préfecture d’Abou Hadjilidj, région de Batha
Date de démarrage souhaitée : 23/02/2015
Durée de la mission :selon le planning du consultant (20 à 25 jours à titre indicatif)
Temps réservé pour l’écriture du rapport : 10 jours (première version) + 5 jours après le retour de SI pour la version finale
MISSION
Pour en savoir plus sur la mission de Solidarités International (SI) au Tchad: http://www.solidarites.org/fr/nos-missions/tchad
Présentation de la zone d’intervention
Dans la zone concernée, deux différentes zones de moyens d’existence sont à discerner. D’un côté il y a la zone du lac Fitri, une zone agro-silvo-pastorale, caractérisée par la présence du lac Fitri qui joue un rôle essentiel pour toute la population rurale. De l’autre côté il y a la zone d’Abou Hadjilidj où les activités d’élevage sont dominantes et dont la population arabe entretient des forts liens historique avec les Bilalas du Fitri. Les effets des aléas liés au changement climatique et/ou à une mauvaise gestion des ressources naturelles, tels que la sécheresse, les inondations, les feux de brousse, les vents violents, la désertification/déforestation et d’autres aléas comme les attaques des ravageurs de cultures et les épizooties fragilisent davantage les moyens d’existence de la population de la zone.
La population autochtone du Fitri localise essentiellement des agriculteurs et agro-éleveurs, ainsi que des pêcheurs (y compris les immigrants venant du lac Tchad, du Niger et même du Cameroun) autour du lac et sur les îles du Fitri. Autour du lac, des ouaddis et du fleuve Batha la population cultive le sorgho de décrue (localement appelé berbéré) et les cultures maraichères, qui sont souvent plus importantes que les cultures pluviales. Dans les zones éloignées du lac, la population est limitée à cultiver des cultures pluviales . Différentes types de cueillette, le commerce et l’artisanat complètent les moyens d’existence.
Il est important de noter qu’une grande partie de la population du Fitri se déplace en fonction des saisons entre le village d’origine et les villages/campements autour des champs de berbéré et du lac. Cette mobilité a également des conséquences importantes par rapport à l’accès à l’eau potable et aux habitudes liées à l’hygiène et l’assainissement.La consommation des eaux de surfaces (mares, marigots, lac) reste largement répandue, partiellement parce que l’eau de forage est souvent caractérisée d’une haute conductivité (goût salée non-apprécié par la population).
Pendant la saison sèche, à partir du mois de novembre, les pasteurs transhumants venant des régions du nord (y compris Abou Hadjilidj) commencent à descendre pour s’installer autour du lac Fitri où les bourgoutières assurent le pâturage des animaux. Souvent leur installation précoce au lac (avant la fin des récoltes) et le non-respect des couloirs de transhumance causent des tensions importantes entre les agriculteurs et les pasteurs transhumants. De plus, la concentration d’une population concentrée d’animaux (et d’humains) augmente la pression sur les ressources naturelles (y compris les ressources halieutiques).
Présentation du projet
Intitulé : améliorer la préparation et la prévention des risques de sécheresse des communautés agricole et pastorales du Lac Fitri, Région du Batha
Démarrage : septembre 2013
Durée : 36 mois
Durée : 36 mois
Objectifs :
Objectif général de l’évaluation :Renforcer les capacités de résilience des populations vulnérables à la sécheresse dans la région du Batha.
Objectif spécifique :Améliorer la sécurité alimentaire des ménages dépendants du Lac Fitri et vulnérables à la malnutrition et à la sécheresse
OBJECTIF GENERAL DE L'EVALUATION
Presque deux ans et demi ont passé depuis le diagnostic initial en juin 2012. Même la signature du projet en septembre 2013 date depuis presque un an et demi. Pendant toute cette période le contexte local a continué d’évoluer. Il est alors essentiel de vérifier si les analyses initiales sur lequel le projet est fondé sont toujours valables et si des ajustements des approches et des méthodes sont nécessaires. La mise en œuvre du projet se trouve à mi-parcours, ce qui laisse suffisamment de temps pour une éventuelle réorientation du projet.
Les résultats de l’évaluation basée sur les critères du DAC seront utilisés par les gestionnaires du projet pour réorienter les activités, ainsi que les approches et les méthodes afin de s’assurer que les objectifs de l’intervention seront atteints. Plus concrètement, l’évaluation vérifiera l’efficacité de la structure et de l’approche. De plus, des éventuelles modifications à apporter pour améliorer les résultats seront formulées.
L’évaluation à mi-parcours cadre dans une obligation contractuelle. Les principaux bénéficiaires de cette évaluation sont les membres de l’équipe locale de SI et les gestionnaires du projet. Le but de l’évaluation est de vérifier la pertinence des objectifs du projet et, si nécessaire, de réorienter/reformuler les méthodes/approches pour assurer l’atteinte des objectifs. Les objectifs spécifiques de cette évaluation sont les suivants :
Objectif spécifique 1 : Évaluer à mi-parcours le projet EuropeAid mis en œuvre par SI selon les critères DAC : Pertinence, efficacité, efficience, impact et durabilité en lien avec les aspects "ne pas nuire", cohérence, respect des populations, flexibilité…
Objectif spécifique 2 : Proposer des pistes concrètes d’amélioration de la qualité du projet, voire de réorientation, si nécessaire dans une perspective d’avenant pour EuropeAid
PROFIL
Formation et qualification :études supérieures en développement rural/agronomie/agroéconomie
Expérience professionnelle générale :
- Gestion des programmes de développement rural et de gestion des ressources naturelles
- Evaluation des programmes de développement rural et de gestion des ressources naturelles
- Expertise prouvée évaluation de projet type EuropeAid
Expérience professionnel spécifique
- Connaissance du Sahel et du pastoralisme ; connaissance du contexte tchadien sahélien est un atout, notamment des problématiques de conflit agriculteur/éleveurs.
- Connaissance du domaine de la réduction de risques des catastrophes et de la gestion des ressources naturelles
- Connaissance de la vulgarisation agricole et d’élevage et plus particulièrement la méthodologie des champs-écoles paysans / pastoralist field school
- Connaissance des systèmes de banques de céréales/banque d’aliments bétail
- Connaissance du domaine de l’assainissement au milieu rural, plus particulièrement l’ATPC
- Connaissance des approches communautaires pour assurer la gestion durable des ouvrages et des infrastructures
Qualités requises :
- Etre en bonne santé
- Etre respectueux vis-à-vis les coutumes locaux
- Avoir un esprit ouvert
- Avoir des bonnes capacités analytiques et synthétiques
- Avoir des bonnes capacités rédactionnelles
- Etre prêt à voyager de longues distances et à passer des nuits sur le terrain dans des conditions de bas confort
Langues :français, maitrise de l’arabe est un atout Documents à joindre à la candidature : CV et Lettre de Motivation
Les candidatures retenues, recevront les TDR complets et d’autres informations afin de permettre la soumission de la proposition.
La date limite pour la réception des CV : 28/01/2015
Date limite pour la réception des dossiers : 06/02/2015
Date limite pour la réception des dossiers : 06/02/2015
CONTACT : Komi BANSAH, Chargé de Recrutement et Suivi
HOW TO APPLY:
CV et Lettre de Motivation
https://emea3.recruitmentplatform.com/syndicated/private/syd_apply.cfm?I...
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